Les montages

Plombée coulissante

C'est le montage que j'utilise dans 90% des cas. Il a le mérite d'être extrèmement simple, discret. Le plomb est monté coulissant, de sorte à ce que le poisson ressente le moins de résistance possible au moment où il goûte l'appât, ce qui requiert un ferrage rapide. De plus, en cas de casse, le plomb s'échappera du fil, évitant ainsi à la prise de traîner un fardeau de 100g pour rien.

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Nous avons donc un plomb (1), donc le poids et la forme sont à adapter à la situation. On utilise généralement des plombs de moins de 50g. Il est monté sur une agrafe (2) directement enfilée sur le corps de ligne, ce qui permet de changer rapidement de plomb sans refaire la ligne. J'utilise une perle en caoutchouc (3) afin d'éviter les chocs entre le plomb et le noeud. Le corps de ligne est fixé sur un émerillon (4). De l'autre coté, on a un bas de ligne (5) d'environ 30 cm, de taille inférieure de 2 centièmes (2/00) par rapport au corps de ligne. Au bout, j'utilise un hameçon avec ardillon, de taille allant du n°6 au n°14 pour les journées difficiles. Je ne mets d'habitude pas de plomb sur le bas de ligne afin de gagner en discrétion et légèreté.

Sur l'image, un montage classique de l'hameçon est représenté. J'abandonne de plus en plus ce montage pour privilégier un montage à cheveu.

Montage de fuitée ou auto-ferrant

Ce montage est proche du précédent, la différence majeure étant le blocage du plomb.

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Cette fois, on glisse le corps de ligne dans un tube en silicone (2), appelé tube anti-emmêleur ou anti-tanggle. En amont, le tube est bloqué par deux petits plombs d'arrêt (1). En aval, on place une perle en caoutchouc (5). Sur ce tube, on place une perle potence (3), ou un émerillon, sur lequel est fixé un plomb d'au moins 60 g. Le bas de ligne (7) est cette fois plus court, environ 20 cm.

L'intérêt de cette technique est de limiter les fausses touches, l'inertie du montage permet de ferrer automatiquement à la touche.